Jazzahead 2012, Bremen

Chaque année le jazz européen réinvente Les musiciens de Brême des frères Grimm. Dans le conte il est question d’un âne, d’un chien, d’un chat et d’un coq se rêvant musiciens.

En 2012, il s’agit plutôt d’un beau salon international, Jazzahead, où programmateurs, agents, tourneurs, labels, voire même quelques musiciens, viennent se rencontrer, discuter, négocier… Beaucoup d’artistes nordiques sur les scènes des showcases : Norvège, Islande et Finlande ont présenté un nombre élevé de groupes plutôt originaux (gros succès du surprenant big band norvégien Trondheim Jazz Orchestra). Si, dans les allées, c’était “allemand première langue”, on y parlait aussi beaucoup français : la région Rhône-Alpes (Le Périscope, Rhinojazz(s), Les détours de Babel…), les clubs parisiens de la rue des Lombards ou bien La Fondation La Borie en Limousin…, pour ne citer qu’eux, étaient présents ; sur scène François Corneloup trio et Emile Parisien Quartet se sont produits durant les 30 minutes réglementaires.

Une pensée pour l’âne, le chien, le chat et le coq, statufiés dans une rue pluvieuse de Brême, et qui auraient certainement rêvé de soleil sur les stands du Tel Aviv Jazz festival, de chaleur sur celui du Red Sea Jazz Festival ou de jouer à plouf dans le St Laurent sur le stand canadien d’Effendi records.

 

Les animaux de Brême